Andre Lurton cède sa participation au Crédit Agricole


Le Crédit Agricole Grands Crus va prendre une participation de 18% dans l'une des plus grandes sociétés viticoles de Bordeaux, les Vignobles André Lurton, qui sortira pour la première fois d'une propriété 100% privée.

André Lurton (photo) est propriétaire de 264 hectares de vignes à Pessac Léognan, et de plus de 300ha en Entre deux Mers et AOC Bordeaux. Il est né en 1924 et aura 88 ans cette année.

Sa succession fait depuis longtemps l'objet de discussions dans la région, et l'annonce la semaine dernière que CA Grands Crus est de prendre une participation dans l'entreprise rassurera les observateurs sur le fait que l'entreprise n'est pas à démanteler.

Les 82% restants des actions resteront avec Lurton et ses sept enfants.

Parmi les vins concernés figurent Château Bonnet, Château Rochemorin, Château La Louvière, et le Cru Classé de Graves Château Couhins-Lurton.

Au total, le groupe produit plus de 4 millions de bouteilles de vin par an, dans sept châteaux, avec un chiffre d'affaires 2011 de 21,8 millions d'euros, dont 60% à l'export.

Les deux fils de Lurton, Jacques et François, avaient travaillé aux côtés de leur père, mais maintenant chacun dirige sa propre entreprise de vin.

Sa fille Christine continuera à courir Château Dauzac dans le Médoc, propriété de la compagnie d'assurance MAIF, mais dirigée par les Vignobles Lurton.

Pascal Le Faucheur, directeur de Vignobles André Lurton, continuera à diriger le groupe dans son ensemble.

La branche vigneronne de la banque Crédit Agricole, dirigée par Thierry Budin, directeur de CA Grands Crus, investit ou détient en partie des dizaines de domaines bordelais. Il possède en plein châteaux Grand-Puy Ducasse à Pauillac, Rayne-Vigneau à Sauternes et Meyney à Saint Estephe.

Le Crédit Agricole collabore avec André Lurton depuis plus de 40 ans et finance la majorité de ses achats de vignobles.

La directrice du développement Sophie Dano chez CA Grands Crus à Paris confirmée à Decanter.com que la société assiste généralement les actionnaires en cas de problèmes de succession, mais qu ’« il n’est pas prévu de changer quoi que ce soit.

«Il s’agit simplement d’un investissement en capital et nous sommes devenus des actionnaires minoritaires.»

Écrit par Jane Anson à Bordeaux

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