Les assureurs allemands font face à une facture de 1,4 milliard de dollars d'Elvira, des tempêtes de Friederike et des inondations


L'industrie allemande de l'assurance fait face à une perte de 1,4 milliard de dollars (1,2 milliard d'euros) du fait des deux tempêtes Elvira et Friederike, ainsi que d'autres intempéries, qui ont frappé le pays du 27 mai au 9 juin 2016, selon l'association GDV.

Image d'inondation en Bavière via la BBCLe GDV (ou Gesamtverband der Deutschen Versicherungswirtschaft) a maintenant publié une estimation officielle de l'ampleur des pertes dues aux tempêtes et aux inondations qui reviendront au secteur de l'assurance et de la réassurance, et les pertes devraient faire baisser les bénéfices de l'industrie locale.

Environ 1,13 milliard de dollars de la perte est due à des dommages à la propriété résidentielle assurée, au contenu, aux risques commerciaux et industriels, le reste étant lié à des réclamations d'assurance automobile, selon le GDV.

"Jamais auparavant des tempêtes avec de fortes pluies en si peu de temps n'avaient provoqué des dégâts aussi importants", a commenté jeudi le président du GDV, Alexander Erdland.

En 2015, les assureurs de biens du pays ont payé un total d'environ 2 milliards d'euros au titre des sinistres catastrophes naturelles et météorologiques sur l'ensemble de l'année.

La perte du secteur de l'assurance et de la réassurance aurait pu être beaucoup plus grave, là où la couverture des catastrophes naturelles aurait une plus grande pénétration en Allemagne. Le GDV a expliqué que seulement 40% de la propriété résidentielle dispose de ce type de couverture pour les dommages élémentaires, bien que plus de 99% de tous les bâtiments soient facilement assurables contre les inondations ou les fortes pluies.

Les pertes causées par les tempêtes et les inondations allemandes devraient affaiblir la rentabilité technique du secteur local de l'assurance et, en particulier en plus des pertes en France et dans d'autres pays européens liées aux mêmes systèmes de tempête, devraient toucher certains accords de réassurance.

Cependant, l'impact sur les marchés de la réassurance sera minime, les rédacteurs directs allemands étant censés conserver une part significative des pertes immobilières dues à des événements élémentaires, tandis qu'en France, la désignation de l'événement comme catastrophe naturelle signifie que la société de réassurance soutenue par l'État CCR traitera avec environ la moitié de la perte totale de l'industrie, qui, selon les estimations, pourrait s'établir à 1,6 milliard de dollars.

Le risque d'un impact potentiel sur les fonds ILS et les investisseurs est donc faible, bien qu'il existe certains programmes globaux à l'échelle européenne auxquels le marché ILS participe qui pourraient voir les franchises érodées davantage par ces pertes liées à la tempête.

Il n'est pas certain que les investisseurs soient exposés à des side-cars de réassurance. Comme toujours, il existe un risque d'exposition aux plus grands réassureurs d'Europe, en particulier ceux qui possèdent des rédacteurs directs qui peuvent avoir leurs propres arrangements qui cèdent le risque en interne au sein de leur groupe. Mais encore une fois, s'il y a une exposition, ce sera simplement de nature attritionnelle.

Lisez aussi:

– Dommages d'assurance inondation français estimés à 1,6 milliard de dollars: AFA.

– Les inondations et tempêtes à Paris et en France pourraient coûter plus de 2 milliards d'euros aux assureurs: MAIF.

– Dommages de l'assurance contre les inondations en Allemagne: 1 milliard d'euros: Fitch.

– Storm Elvira coûtera aux assureurs allemands plus de 510 millions de dollars, selon GDV.

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